Jean Luc Godard, portrait d’un anarchiste

Barbe mal rasée, apparence hirsute, une grosse écharpe et des lunettes fumées c’est à ça que vous reconnaîtrez Jean-Luc Godard. Le très célèbre producteur, scénariste et réalisateur a connu une baisse de popularité ces dernières années mais elle ne s’étend pas jusqu’à ses films, ceux des débuts, de l’époque de la Nouvelle Vague considérés par tout cinéphile qui se respecte comme des chefs d’œuvre. Aujourd’hui, nous vous proposons un retour sur le parcours d’un cinéaste dont l’œuvre aura laissé une marque durable sur l’histoire du cinéma français.

Jean-Luc Godard est né à Paris en 1930 mais il passe une partie de son enfance en Suisse à Nyon avant d’être envoyé à nouveau à Paris pour ses études supérieures. Il débute sa carrière dans le cinéma en tant que critique en rédigeant des articles notamment pour Les Cahiers du Cinéma. Malheureusement, sa tendance à la cleptomanie lui cause des problèmes et après une série d’emplois différents il finit par travailler sur le chantier du barrage de la Grande Dixence dans le Valais. Cette expérience lui inspire sa première réalisation, un documentaire sur la construction du barrage intitulé Opération béton où il prête une attention particulière au son en cherchant à l’enregistrer fidèlement.
Après une série de courts métrages il réalise son premier long métrage intitulé A Bout de Souffle. C’est un véritable succès auprès du public avec deux millions d’entrées ! Inspiré d’un fait divers, le film raconte l’histoire de Michel Poiccard, un jeune interprété par Jean Paul Belmondo qui vole une voiture à Marseille pour aller retrouver une belle Américaine à Paris, jouée par Jean Seberg. Sorti en 1960, le film fait partie du courant de la Nouvelle Vague, un mouvement datant de 1950 à 1960, définit par les techniques cinématographiques françaises, révolutionnaires pour l’époque, et par ses réalisateurs. Ainsi la carrière de Jean-Luc Godard est lancée et le visage du cinéma est changé.

 

S’en suivra une série de films encore aujourd’hui bien connus du public dont Une femme est une femme, Le Mépris, Une femme Mariée et Pierrot le Fou. Des films à voir et à revoir sans modération !

 

 

Après mai 1968, Jean-Luc Godard réalise des films plus politiques comme “La Chinoise”. Il filme également les manifestations de mai 68 et exige avec d’autres réalisateurs l’arrêt du Festival de Cannes en “solidarité avec les étudiants”. C’est à cette même période qu’il remet en cause sa notoriété et son statut d’auteur, souhaitant redevenir anonyme. Il perd ainsi peu à peu de sa popularité auprès du public français. Le Redoutable film réalisé par Michel Hazanavicius en 2017 retrace cette période trouble pour Jean-Luc Godard qui passe de « réalisateur star à artiste maoïste hors du système autant incompris qu’incompréhensible ».

 

 

Bref, un artiste fascinant à qui PLAKAT doit plusieurs affiches en sérigraphie inspirées de ses chefs d’œuvres du cinéma. Si elles vous plaisent, n’hésitez pas à passer dans notre showroom pour les découvrir en vrai, la qualité et les formats son impressionnants et bien plus belle qu’en photo !